Sociétés
de personnes
Les associés des sociétés
de personnes sont directement imposables à hauteur de
leur quote-part dans le résultat (bénéfice
ou déficit) de la société. Les sociétés
de personnes permettent donc de compenser les bénéfices
et les pertes de plusieurs sociétés sans recourir
au régime contraignant de l’intégration
fiscale. Voir intégration
fiscale .
Dans de nombreux cas (pas de création
d’une personne morale nouvelle et détermination
du résultat de la future SNC selon les règles
de l’impôt sur les sociétés) et
sous réserve d’anticiper convenablement cette
transformation (Déficits antérieurs et réserves
distribuables) il est le plus souvent possible de transformer
une société de capital en une SNC pour le seul
droit fixe de 230 euros (au 1er février 2003).
La décision de recourir à
des sociétés de personnes pour bénéficier
d’une fiscalité de groupe doit faire l’objet
d’une analyse détaillée. Les avantages
(Pas de seuil de 95%, pas d’amendement Charasse, voir
intégration
fiscale, intégration
fiscale immédiate etc…) peuvent en effet l’emporter
sur les inconvénients dans certains cas (Restructurations,
activités industrielles déficitaires etc…)
Les sociétés
de personnes les plus courantes sont les Société
en Nom Collectif « SNC », les Groupements
d’Intérêt Economique « GIE »,
les EURL créées par une personne physique et
les SARL de famille qui ont opté pour l’impôt
sur le revenu.
Plus value de cession de titres de sociétés
de personnes
Le résultat des sociétés de personnes
est imposable directement au nom des associés, l’année
de clôture de l’exercice de réalisation.
(Exemple : Perte (Profit) au titre de l’exercice
2002 déductible (imposable) au niveau des associés
au titre des revenus ou du résultat 2002). Par
contre la distribution effective des bénéfices
au associés ou le versement effectif par les associés
des sommes nécessaires au comblement des pertes subies
par la société, intervient au plus tôt
au cours de l’exercice suivant et souvent beaucoup plus
tard. Si une cession de titres intervient alors que la société
n’a pas encore distribué tous ses profits, alors
que les associés ont déjà été
imposés sur ces sommes, ou que les associés
n’ont pas encore comblé toutes les pertes, alors
qu’ils les ont déjà déduites de
leur revenu ou résultat imposable, il convient de rectifier
la situation nette de la société afin de neutraliser
l’effet de ces décalages sur la valeur des titres.
Le prix de revient des titres des sociétés
de personnes se calcule donc comme suit :
| |
Prix d’acquisition |
| - |
Pertes fiscales déjà déduites fiscalement
par les associés mais qu’ils n’ont
pas encore comblés au niveau de la société
de personnes |
| + |
Pertes déjà comblées au niveau
de la société de personne par les associés |
| - |
Bénéfices déjà distribués
aux associés par la société de personnes |
| + |
Bénéfices imposés entre les mains
des associés et non encore distribués par
la société de personnes |
| |
___________________________________________________________ |
| = |
Prix de revient fiscal des titres |
Le Conseil d’Etat a récemment indiqué
que, contrairement à la position prise par l’administration
fiscale, ce principe s’appliquait également aux
plus-values réalisées par les particuliers dans
le cadre de la gestion de leur patrimoine privé lors
de la cession de parts de sociétés civiles immobilières.
La seule exception concerne les déficits correspondant
à des avantages fiscaux définitifs accordés
par le législateur (exemple : défiscalisation
DOM-TOM).
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